Avis de décès du P. Louis DURAND, PSS

Avis de décès

M. Louis DURAND, PSS (diocèse de Cahors) est décédé ce mercredi 23 juin 2021 à l'âge de 86 ans. Voici les étapes principales de son parcours au service de l'Église et de la formation des prêtres.

Le Père Louis DURAND est né le 11 janvier 1935 à Figeac (46). 


- 1950-1954 : Études au Petit Séminaire de Gourdon (46)
- 1954-1957 : Séminaire de Cahors (Philosophie)


- 1960-1963 : Séminaire de Rodez (Théologie)


Ordonné prêtre le 31 mars 1963 pour le diocèse de Cahors, le P. Durand a été pris en charge par la Compagnie la même année.


- 1964-1965 : Séminaire Saint-Joseph de Bordeaux
- 1965-1966 : Etudes de Théologie à l’Institut Catholique de Toulouse
- 1966-1967 : Directeur au Grand Séminaire de Nîmes (Sacramentaire)
- 1967-1969 : Directeur au Séminaire d’Albi (Mystère Chrétien)
- 1969-1981 : Directeur au Séminaire régional de Toulouse (Rangueil) Théologie
- 1981-1982 : IFEC à Paris
- 1982-2004 : Directeur au Séminaire d’Avignon (Christologie) et Aumônier des Sœurs Clarisses de Montfavet (84)
- 2004-2011 : Chapelain au Sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour
- 2011-2014 : Paroisse de Souillac
- 2014-2017 : Paroisse de Cahors
- 2017-2021 : « Les terrasses de Montviguier » (Ehpad) à Figeac

La célébration des funérailles aura lieu le samedi 26 juin 2021 à 9 h 30 en l’Église du Puy – Figeac (46)

 


 

 1 Corinthiens 15. 42-43

« Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable ; ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance ; ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel ; car s’il existe un corps physique, il existe aussi un corps spirituel. »

 

louis durand 1 1P. Louis DURAND, PSS


 

Obsèques du P. Louis DURAND – Figeac, le 26 juin 2021

Is 25, 6-9 

Ps 41 

Jn 12, 23-28

« Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ;
Et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »

Dans les Exercices Spirituels, au numéro 23 pour être précis, saint Ignace de Loyola rappelle que l’homme a été créé pour louer Dieu, le respecter et le servir, et par là, être finalement sauvé. Il pose ce principe en introduction à la grande retraite qui permet de choisir comment orienter sa vie, dans les grandes décisions que nous avons à prendre, comme dans les plus petites. « L’homme a été créé pour louer le Seigneur son Dieu, le respecter et le servir, et par là être finalement sauvé. »

Les chrétiens sont ceux qui, parmi les hommes, désirent louer leur Créateur, le respecter et le servir. Ils décident de mettre leurs pas dans les pas du Christ, de lui confier leur vie, de penser à lui pour guider leurs choix, leurs décisions, leurs pensées, leurs sentiments, leurs paroles… Être unis au Christ est le chemin par lequel les chrétiens répondent à la vocation inscrite dans leur être, lorsqu’ils prennent conscience qu’ils sont voulus par Dieu, désirés, aimés et appelés par lui.

« Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ;
Et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »

Louis a été baptisé ici, à Figeac, un jour de juin 1935. Ce jour-là, Alphonse et Angèle, ses parents, l’ont inscrit dans la longue lignée de ceux qui choisissent de servir le Christ et de le suivre. Comme tous les parents, ils ne savaient pas comment leur enfant choisirait de vivre cette vocation à suivre le Christ, mais ils ont fait confiance à Dieu et à l’Eglise.

Devenu prêtre, Louis a inscrit ses pas dans la lignée des prêtres de ce diocèse de Cahors, et, vocation dans la vocation, il a rejoint la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice : pour servir Dieu et l’Eglise, il formerait les futurs prêtres. Nombreux sont ceux qui ont tissé avec lui des liens forts d’amitié et de reconnaissance. Doué de mille façons, nous l’avons entendu, il a mis ses talents au service de sa mission, comme nous le faisons tous, dans nos vocations respectives.

Aujourd’hui, la vie de Louis parvient à un terme. Chacun de nous peut mobiliser des souvenirs personnels qui nous relient à ce que fut sa vie. C’est l’occasion de remercier Dieu pour ce qui a été grand et beau dans celle-ci, pour les bons moments partagés avec lui, pour ce qu’il a accompagné, consolé, permis dans nos existences. C’est l’occasion aussi de le confier à la miséricorde de Dieu pour la part d’ombre et de péché de sa vie, comme de toute vie… Pourtant, si nous restions le cœur et le regard fixés sur lui, nous passerions à côté de ce pour quoi il est devenu prêtre et formateur de prêtres. Les disciples de Jésus, et à plus forte raison les prêtres, ne cherchent pas à retenir l’attention des autres fixée sur eux. Les disciples du Christ, laïcs, consacrés et ministres ordonnés, veulent louer Dieu, le respecter et le servir. Et pour répondre à cette vocation, ils ont le cœur et le regard en permanence tournés à la fois vers Dieu et vers leurs frères et sœurs en humanité. Par la prière, la liturgie, le chant et la musique, par le culte les chrétiens ont conscience qu’ils louent leur créateur. Mais ce service serait vide de sens s’il ne s’accompagnait pas en même temps d’un mouvement d’amitié et de service envers l’humanité tout entière : pour que le Créateur soit loué pleinement, il faut les deux mouvements, celui qui tourne le regard et le cœur vers le haut, vers Dieu, et celui qui tourne le regard et le cœur vers les autres. Nous tourner vers Dieu pour l’honorer comme Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur et Sauveur de toute réalité. Nous tourner vers les autres pour leur parler de Dieu, pour leur ouvrir le chemin vers lui, pour servir en eux l’image de Dieu qu’ils portent sans le savoir. L’Eglise honore son Dieu en étant missionnaire de la Bonne Nouvelle. L’Eglise tout entière chante la gloire de Dieu en proclamant l’évangile à tous les hommes. C’est cette vocation de tous les chrétiens que servent les prêtres. Et c’est pour cela que nous prions pour les vocations de prêtres.

« Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ;
Et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »

Nous confions aujourd’hui notre frère Louis Durand à l’amour puissant de notre Dieu. Lui, le Seigneur de l’univers, prépare « pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés » comme l’écrit le prophète Isaïe. Sans doute demandera-t-il à Louis de lui prêter main forte ! Peut-être même lui demandera-t-il de prendre place à table, et le servira-t-il ?

Dans la célébration de l’eucharistie, nous nous unissons au don que le Christ fait de lui-même. Dans la célébration de l’eucharistie, nous sommes unis à Dieu qui fait disparaître la mort pour toujours. Dans la célébration de l’eucharistie, nous disons déjà, pleins de foi et d’espérance : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »

Amen